Samedi 14 janvier 2006, 18h40, il y a beaucoup de monde qui attend pour accéder au studio de La Plaine St Denis, au nord de Paris, où va se dérouler l'émission qui va rendre hommage à Daniel Balavoine.
Jean-Jacques Goldman et France Gall avaient été conviés mais ils ont décliné l'invitation... Johnny Hallyday a préféré partir en vacances... mauvais signes ?
Il est environ 20h15 quand les 700 personnes du public sont enfin installées dans cet immense studio ou tout n'est qu'apparence (décors en carton pâte et murs en toile blanche tendue). Une scène centrale, disposée comme un ring, accueille les chanteurs, tandis que les animateurs disposent d'un pupitre perché, derrière lequel defilent des photos de Daniel.
20h30, le journal de TF1 se termine... on diffuse le reportage consacré à Daniel Balavoine... Flavie Flament et Jean-Pierre Foucault présentent alors l'émission, en hommage à ce grand chanteur. Paroles sincères ? Puis ils donnent rendez-vous juste après l'incontournable météo.
Encore une vingtaine de minutes de patience et l'émission démarre, en direct... enfin pas tout à fait car une bonne partie de celle-ci a été enregistrée la veille au soir !
Après un petit medley des principales chansons de Daniel, on commence donc par la diffusion de l'enregistrement de la prestation de Florent Pagny, le chanteur qui s'emporte pour que sa chanson lui rapporte...
Celui-ci chante « Tous les cris, les S.O.S. » ; sa prestation manque de conviction... et il est encore plus drôle lorsqu'il commente ensuite l'extrait du débat télévisé entre Daniel Balavoine et François Mitterrand... Florent, lorsque tu oseras dire à Nicolas qu'il ferait mieux de dépenser les sous de tes impôts pour améliorer la vie en banlieue que d'acheter des armes neuves à la police, on pourra alors te croire...
Nouvel enregistrement avec Natasha St Pier qui chante « Vivre ou survivre », dans la version « 500 choristes ensemble ». Prestation satisfaitante car la présence des choristes donne vraiment du relief à cette belle chanson.
Et à propos de choriste, on nous propose la séquence de l'Eurovision 1976 avec Daniel Balavoine chantant dans les choeurs de Catherine Ferry. Jean-Pierre tente une anedocte sans prompteur sur la chanson « 1,2,3 » mais se trompe de chanson...
Retour au direct, enfin, avec Tina Arena, Grégory Lemarchal et Patrick Fiori qui se lancent dans un exercice de haut vol : « S.O.S. d'un terrien en détresse »... mais dans une version franco-américaine, mélange de Starmania et de Tycoon. Patrick Fiori n'en fait pas trop, pour une fois, mais Grégory Lemarchal se montre moins convaincant que lors de sa prestation de la Star Academy 4.
On continue ensuite avec une séquence présentant les reprises des chansons de Daniel par Les Restos du Coeur... ou Jean-Jacques Goldman apparaît... Puis retour au différé ensuite avec l'interprétation de « Pour la femme veuve qui s'éveille » par Hélène Ségara, avec une mise en scène qui manque cruellement de sobriété... Nouvelle séquence avec Daniel Balavoine apportant son soutien à Coluche pour le lancement des Restos du Coeur. Hélène Segara commente la séquence. Pour mémoire, Daniel refusait l'idée de participer à des concerts au nom des Restos du Coeur, préférant faire des dons directs.
Nouvelle séquence en direct, avec Emmanuel Moire et Ginie Line qui chantent « Banlieue Nord », c'est sûr cela les change du Roi Soleil ! C'est en tous cas cocasse d'entendre les chansons de Starmania en pensant aux événements de l'an dernier... peut-être qu'un député aurait demandé de modifier les textes de certaines chansons parce qu'elles incitent à la violence urbaine... La séquence qui présente ensuite Starmania dans sa version 1978 montre que si la mode et les coupes de cheveux sont un peu démodés, les idées, elles, n'ont pas pris une ride.
Après la pub (tiens Benjamin Castaldi est en coulisse pour soutenir sa blonde), on sort les ballons pour l'interprétation de « Sauver l'amour » par Eliane de Lyon... enfin Liane Foly. Elle s'en sort pas mal et surtout on évite le très désagréable, et de mauvais goût, duo virtuel de « La vie ne m'apprend rien », qu'elle avait réalisé devant un micro avec un fantôme, dans l'émission Taratata de Nagui.
On retrouve ensuite, avec plaisir, une séquence rarement diffusée d'un duo entre Daniel Balavoine et Michel Berger sur la chanson « Une minute de silence ».
Nouvelle séquence différée avec Nolwenn Leroy, Natasha St Pier et Alain Chamfort qui interprètent « Lipstick Polychrome »... mais ce dernier semble un peu perdu au milieu de ses deux jeunes consoeurs.
Alain Chamfort sera donc le seul artiste ayant vraiment connu Daniel (et chanté avec lui) qui sera présent dans l'émission lors de la diffusion d'un sujet sur la complicité de certains artistes de l'époque : Daniel Balavoine, Michel Berger, France Gall, Alain Chamfort, Francis Cabrel (avec cheveux longs), etc. Bien au delà des contraintes des maisons de disque, la spontanéité de ces artistes fait plaisir à voir... dommage que la télé d'aujourd'hui n'offre que bien plus rarement cela.
Lââm apparaît, en direct, pour interpréter « Mon fils ma bataille »... Heureusement, elle a gagné en maturité et nous offre une inteprétation satisfaisante de cette chanson.
Jean-Pierre tente une nouvelle intervention sans prompteur en déclarant que la chanson est inspirée du film Kramer contre Kramer ! Vous êtes sûr de votre réponse Jean-Pierre ? Vous ne voulez pas utiliser un jocker ? Dommage, parce que ce n'était pas la bonne réponse... Vous êtes le maillon faible (ah zut, c'est pas le même jeu).
On continue avec un petit tour des chanteurs ayant tenté des reprises, plus ou moins heureuses, des chansons de Daniel Balavoine... On peut toutefois noter une jolie interprétation de « L'Aziza » par Khaled.
Une séquence, ou l'on peut voir Daniel Balavoine au piano composer la musique de « Dieu que c'est beau », permet l'enchaînement avec Tina Arena qui vient interpréter, en direct, cette chanson. Malheureusement, son niveau de français ne l'aide pas pour chanter avec aisance un texte aussi subtil et complexe.
Aprés une nouvelle coupure publicitaire, c'est le tour de Chimène Badi qui réalise une belle interprétation du titre « Le Chanteur ». Dommage qu'elle ne soit qu'une interprète... peut-être se décidera t-elle un jour à écrire elle même les textes de ses chansons, le résultat serait alors sûrement très intéressant.
Après ce joli moment, la diffusion d'un extrait de « L'Ecole des Fans », où un jeune garçon se trompe de texte, déclenche l'hilarité du public... il aurait d'ailleurs pu être amusant de retrouver le garçon en question. En tous cas, Daniel Balavoine ne manquait pas d'humour... et ne s'affichait pas comme une star hautaine et distante, acceptant volontiers de faire le pitre dans des émissions comme le Collaro Show, Platine 45 ou Abbacadabra.
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