C'est cet album dépouillé qui restera le testament
musicale involontaire du créateur de "Quand on arrive en ville".
"L'Aziza" est le succès, le refrain que toutes et tous on en
tête. Le leg de Daniel Balavoine aux hits.
Entouré d'une petite équipe : Jo Hammer,
John Wooloff, Matt Clifford, Daniel Balavoine a jeté une fois de plus
ses mots dans la bataille. Des mots poignants comme dans la chanson "Petit
homme mort au combat", des mots comme des cris, des musiques comme des
hymnes à la vie, à l'amour, à la liberté.
Dire que Daniel Balavoine est maître à bord du vynile est peu.
En effet, il évolue à l'aise comme jamais au long des huit titres
de cet album gorgé d'émotion. Chantre de toutes les douleurs,
il chante avec la conviction qui a fait sa gloire, avec la sincérité
que beaucoup n'ont pas cru.
"Le blues est blanc", "Tous les
cris, les S.O.S", "Un enfant assis attend la pluie", autant de
perles arrachées au désespoir, autant de paroles non pas jetées
en l'air, mais chantées sur l'air de la fraternité. "L'Aziza"
restera vraisemblablement comme une chansonsymbole, par son texte et par son
énorme succès au diapason avec la mort de sont interpète.
Pour clore, laissons les mots de la fin à
Daniel Balavoine avec quelques phrases extraites de "Petit homme mort au
combat" :
Etendu noyé de poussière
Un enfant fixe le néant
Le front humide entouté d'un turban
Qui dit que Dieu est grand
Dans son dos mouillé de sueur
On peut voir qu'il n'a pas eu le temps
De comprendre d'où venait la douleur
Qui brise ses tympans.
Adaption de la discographie de Philippe Deboissy
(Hyperstar , 1986)